Deux minutes de nuit en plein soir : Marseille a revu une éclipse
Le 12 août vers 20 h 25, une éclipse solaire presque totale a traversé le ciel de la ville. Il fallait remonter à 1999 pour en voir une comparable depuis la Corniche.
Il n'a pas duré longtemps, et c'est justement ce qui rend l'affaire mémorable : le 12 août, vers 20 h 25, la lune s'est glissée entre le soleil et la Terre, et Marseille a connu environ deux minutes d'obscurité en pleine soirée d'été. Une éclipse solaire presque totale, phénomène qui n'était pas survenu ici depuis 1999.
Où on l'a regardée
La Corniche, les plages du Prado, les hauteurs de Notre-Dame de la Garde : les points de vue habituels ont été pris d'assaut dès 19 heures. Le stade nautique Florence Arthaud proposait, lui, une soirée gratuite de 18 heures à minuit, avec des animations assurées par des passionnés d'astronomie venus expliquer le mécanisme à ceux qui n'avaient jamais eu l'occasion de le comprendre.
On observe une éclipse une fois tous les vingt-cinq ans dans une vie. Autant savoir ce qu'on regarde.
La règle qu'il ne fallait pas oublier
Regarder le soleil sans protection, même partiellement masqué, brûle la rétine sans douleur immédiate — c'est ce qui rend l'accident si fréquent. Les lunettes homologuées, disponibles en pharmacie et chez les opticiens, étaient la seule solution acceptable ; les lunettes de soleil, les radiographies et les verres fumés ne protègent de rien.
Ce qu'il faut retenir
- Date et heure — 12 août 2026, maximum vers 20 h 25.
- Durée à Marseille — environ deux minutes d'obscurité.
- Précédent — 1999, pour une éclipse comparable.
- Protection — lunettes homologuées uniquement.
Ce qu'il en reste
Au-delà de l'événement astronomique, la soirée a produit ce que la ville réussit rarement en août : des milliers de personnes debout au même endroit, en train de regarder la même chose, sans écran entre elles et le ciel. Le silence relatif qui a accompagné les deux minutes d'obscurité a été, de l'avis général, la partie la plus étonnante.
Marseille et quartiers — écrire à la rédaction